RÉCUPE À ISTANBUL

Aujourd’hui en avant-première quelques photos d’une campagne d’enquête / collecte effectuée par une équipe du MuCEM en préparation de l’exposition sur les ordures qui aura lieu en 2017.

C’est en devenant récupérateurs que des hommes plutôt jeunes et souvent d’origine étrangère – Afghans, Pakistanais – trouvent un gagne pain. L’investissement est minimal et consiste en un diable qui coûte à peu près l’équivalent de 30 euros. Muni de ce diable et d’un grand sac environ 5.000 hommes parcourent les rues pour ramasser dans les poubelles ou chez des commerçants plastiques, cartons, canettes ou autres objets en métal qu’ils revendent ensuite au poids à des « patrons de dépôt ». C’est d’ailleurs souvent ces derniers qui avancent si besoin les moyens pour l’achat du diable.

Il vaut mieux être jeune et musclé pour se lancer dans cette activité car les rues d’Istanbul sont escarpées et la charge transportée au milieu d’une circulation dense peut peser jusqu’à 300 kg!

Le tDSC01611errain d’enquête avait été défriché par des bons connaisseurs de cette thématique, Bénédicte Florin et Pascal Garet avant que les deux commissaires de l’exposition, Denis Chevallier et Yann Philippe Tastevin sont arrivés pour finaliser l’enquête et acquérir des objets qui seront à voir au MuCEM. Francesca Berselli a filmé récupérateurs et patrons pendant leur travail et leurs transactions.

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