ACTION PLAGE PROPRE

Au Maroc aussi on se rend compte qu’une plage n’est pas une poubelle….

Actuellement un projet de crowdfunding est lancé pour installer sur la plage de Taghazout, destination prisée par les surfeurs, une centaine de poubelles et pour financer un film documentaire pour éveiller les consciences.

A Taghazout se déroule chaque année début janvier le « Roots Surf Fest » (cette année c’était la 3 édition). Sur le programme surf, évidemment, musique mais aussi forums et débats et surtout un grand nettoyage des plages. L’exemple est « I Love My Beach » organisé par la Surfrider Foundation Maroc au cours duquel les bénévoles ont remplis en 2015 12.000 sacs ce qui équivaut au ramassage d’environ 117 tonnes de déchets! L’association est très active au Maroc par exemple en incitant des associations locaux à organiser des événements semblables autour des déchets, à planter des arbres ou à intervenir dans les écoles pour informer sur la pollution et enseigner les bon réflexes du tri.

Pour soutenir les amis de l’autre côté de notre Méditerranée, n’hésitez donc pas à donner quelques sous à leur projet!

ANOTHER BRICK IN THE WALL

pas n’importe quelle brique, mais l’EcoBrick!

Lors d’un voyage au Guatemala, l’activiste environnementale Susana Heisse était épouvantée par la quantité de déchets plastiques autour du lac Atitlan. En se demandant comment lutter contre cette pollution elle a eu une idée absolument géniale: on prend une bouteille en plastique, la remplit de déchets non bio-dégradables (emballages de chips, de bonbons, sacs en plastique…) en tassant le plus possible et voilà un EcoBrick qui est, utilisé avec du ciment ou de l’argile, un matériau de construction robuste, un isolant formidable et pas cher.

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Il existe aujourd’hui au Guatemala 38 écoles construits en EcoBicks par des associations dont Pura Vida Atitlan, créée par Susana Heisse, surnommée par CNN la « Trash Queen of Guatemala ».

Ecobricks-are-bottles-packed-with-non-biological-waste

Son idée à trouvé des adeptes dans d’autres pays confrontés à la pauvreté, le manque de logement et l’abondance de déchets. Aux Philippines un « open source » manuel a été distribué aux écoles. Les élèves doivent, comme une partie de leurs devoirs, apporter chaque semaine une EcoBrick.

La ville de Greyton en Afrique du Sud, minée par des problèmes sociaux, les inégalités, le manque de logements abordables et une absence totale du traitement des déchets est grâce à Nicola Vernon, la première en Afrique à s’inspirer de cette technique de construction. Et elle n’y vas pas à reculons! En juillet Greyston sera la première ville sans sacs en plastique jetables! Un jardin partagé a vue le jour, un éco-village est en construction et 18 emplois ont pu être créés.

Quand Joseph Stodgel, artiste et écologiste américain, a visité Greyton pour la première fois, c’était une énorme décharge à ciel ouvert qui l’a marqué.

The dump is the first area you come to when you are walking from town

En tant qu’artiste il se lance donc dans la création d’un festival: « Trash to Treasure« . Une partie de la décharge est nettoyé et sur une scène construite à partir de pneus, des musiciens se produisent. Chaque année on y fabrique aussi des EcoBricks. Lors de la 3ème édition du festival en 2015 un bloc de toilettes sèches a pu être fait en utilisant cette technique, une cuisine, des douches et des hébergements pour les festivaliers sont prévus pour bientôt. Sur le site il y a aussi une salle de classe dont chaque mur était construit par une école différente.

Une autre personne touché par le « virus EcoBrick » est l’architecte Ian Domisse. Il a décidé de démissionner de son travail pour ouvrir son propre cabinet spécialisé dans la construction avec ces briques. C’est lui aussi qui a mis en place un réseau avec des commerçants et entrepreneurs locaux – EcoBrickExchange. L’EcoBrick est ainsi devenue une forme de monnaie locale.

Un bel exemple comment des solutions locales peuvent être plus intéressante, plus valorisante et moins couteuses que des grandes centres de recyclage « industriels »!

Pour savoir plus sur les EcoBricks.

 

 

THESE BOOTS ARE MADE FOR WALKIN’

Depuis 1970 se déroule chaque année dans la charmante petite ville de Glastonbury dans le Somerset un des plus grands festivals de musique et d’art de spectacle dans le monde, le « Glastonbury Festival of Contemporray Performing Arts« . Même si la musique est un pilier central – avec des célébrités comme par exemple Beyoncé, Paul Simon, Kool and the Gang, Pharrell Williams ou encore Patti Smith – mais on y assiste aussi à des spectacles de danse, de cirque, de cabaret, de théâtre…

Ce festival qui attire des milliers de spectateurs à chaque édition s’engage depuis 25 ans également pour des bonnes causes. Des logos d’Oxfam, Greenpeace ou WaterAid sur les tickets en sont la preuve.

Cette année les responsables ont collectionné les bottes en caoutchouc trouvées abandonnées sur le terrain du festival, ont méticuleusement repéré les pointures, vérifié l’état et formé des paires. 500 paires ont donc pu trouver une nouvelle vie et ont été envoyées à Calais pour en équiper les migrants.

Émue et choquée par ce qu’elle a vu des conditions de vie dans la fameuse « jungle », Liz Clegg, représentante du Festival, s’est rendue compte que le « waste management » et le recyclage sont un important challenge. Calais Migrant Solidarity, un groupe Facebook, envoie désormais des équipes à Calais pour soutenir les réfugiés dans ce domaine et mettre sur pied un système pour gérer leurs déchets. Le  festival soutient cette action en mettant à disposition des sacs poubelle.

http://www.glastonburyfestivals.co.uk/

https://www.facebook.com/groups/calaismigrantssolidarity/?fref=ts

(Le titre de ce post est inspiré par la célèbre chanson éponyme de Nancy Sinatra)