FAUNE ET FLORE

Pour tous ceux qui n’ont pas la main verte, qui ont tendance à noyer ou à laisser tristement sécher chaque brin de verdure mais qui n’aiment ni fleurettes en plastique ni en soie ou en papier, voici la solution:

Veronika Richterova, artiste tchèque, utilise les bouteilles PET pour en faire des magnifiques plantes colorées qui vous sauveront de la corvée de l’arrosage (il va quand même falloir épousseter de temps à autre!)

Mais dans l’univers de l’artiste il y a plus que des plantes, des animaux translucides et poétiques y vivent également, des lustres et abat jours l’éclairent… tout un monde enchanteur et poétique vous ouvre ses portes grâce à cette femme qui a collectionné plus de 3.000 objets en PET de 76 pays.

Veronika Richterova initie aussi enfants et adultes à ce qu’elle appelle PET-art et qui a permis à des milliers de bouteilles de trouver une nouvelle vie.

Pour savoir plus sur l’artiste: http://www.veronikarichterova.com/en/

DRÔLE D’OISEAU

Charley Bowers était un des grands cinéastes américain de l’animation des années 1930, et qui s’appelait en France « Mr Bricolo », il faisait des films en stop motion. Son personnage était un bricoleur frénétique qui se déplaçait de maison en maison, il avait son garage mobile et il proposait aux gens des solutions pour résoudre des problèmes délirants. Il avait inventé une machine à faire durcir les œufs pour le problème justement de leur fragilité…

Dans ce film, il part en Afrique parce qu’il a entendu parler d’un oiseau mangeur de métal. Ça lui permet de résoudre le problème qui l’obsède dans tous ses films : Que faire du métal ? De l’afflux de métal avec l’industrie automobile, il est obsédé par cette question, c’est pour cela qu’il invente des systèmes de recyclage totalement imaginaires, comme l’oiseau mangeur de métal dont vous pouvez voir ici un extrait:

C’est très amusant, mais cela pose des questions sérieuses. A chaque fois qu’il met en scène des problèmes, on a à faire d’une certaine façon à des in-recyclable, tout le problème de l’invention technique est de trouver comment on arrive à traiter ça. Le déchet, le reste, l’in-recyclable est une frontière, un moteur dans l’invention technique. Cela s’est joué avec le métal, aujourd’hui c’est le plastique. Le défi est d’arriver à inventer des moyens qui permettent de traiter ces problèmes.

L’oiseau mangeur de métal est-il un meilleur allié que le dieu Ganesh les cochons ou les chiffonniers ? C’est une vraie question politique, qui nous oblige à nous demander comment on évalue que telle ou telle corporation, ou hybride inventé à qui on délègue cette fonction de recyclage est plus efficace qu’un autre. Au lieu de faire l’inventaire de tout ce qui s’est fait et matière de recyclage – il y pléthore d’expérimentateurs – on pourrait réfléchir à comment les classer, il s’agit d’une certaine façon de faire le tri parmi ces alliés potentiels. Cela permettrait de tenir ensemble la question majeure de l’Anthropocène et celle des cultures du recyclage.

MÉMOIRE DES CORPS

« Je marche sur le rivage. J’arpente les grèves, cette frontière instable entre la mer et la terre, ce no-man’s land où s’inscrit le mouvement entre le soi et le monde. Ma collecte: des tissus échoués, chiffons abandonnés par la mer dans le sable, fragments de mémoire, vêtements élimés venus du large, vestiges d’un monde flottant. »

La marcheuse-collectionneuse c’est Cécile Borne qui a grandi sur les côtes bretonnes avant de suivre des études d’arts plastiques et de danse contemporaine à Paris et Londres. En 2000 elle retourne en Bretagne à Douarnenez où elle développe un travail autour de la mémoire et de création autour de tissus échoués. Son passé de chorégraphe se fait sentir quand elle donne corps aux vêtements et haillons de sa collection. http://cecile.borne.free.fr/accueil/index.html

photo Lionel Flageul

Le Port Musée de Douarnenez lui consacre une exposition, « Vestiaires », où ses créations flottent parmi les bateaux ou s’intègrent dans des dispositifs scénographiques en place. C’est mélancolique et beau, souvenirs éphémères de corps qui ont habité ces cirés et chemises, bandes de tissus, bouts d’étoffe devenus tableaux aux couleurs délicates…

« Vestiaires » jusqu’au 20 septembre au Port Musée de Douarnenez, place de l’Enfer, ouvert 10h-12h30 et 14h-18h, fermé le lundi – http://www.port-musee.org/

LES CRÉATURES FABULEUSES DE THEO JANSEN

Des étranges créatures, mi machine mi squelette d’un animal fragile et onirique courent sur le sable: « Strandbeest » – bête de plage. Leur créateur, le Hollandais Théo Jansen a commencé en 1990 à les construire en utilisant des tubes de plastique et des bouteilles en plastic reecyclées. Poussées par le vent les œuvres de Jansen sont oniriques et envoutantes…

http://www.strandbeest.com/

Né en 1948 à Scheveningen, Theo Jansen s’intéresse depuis toujours aux objets volants. Des « Ufo » (ovni) construits par lui survolent même Paris en 1981! Viennent ensuite des fusées et finalement la ré-invention de la nature à travers ses créatures de plage qui courent et volent en même temps. Il est exposé dans le monde entier, donne des conférences et continue à enchanter avec ses rêves devenus formes et mouvements.

strandbeest

Et si vous souhaitez construire votre propre « strandbeest », voici un site de « do it yourself » qui explique comment s’y prendre en 10 étapes http://www.instructables.com/id/Develop-your-own-Strandbeest-in-10-steps/