PENSEZ À METTRE VOS CADAVRES À DISPOSITION DE NOTRE AGENT DE COLLECTE

Les dernières vidéos choquantes des abattoirs hantent encore la toile. mais en dehors de ces atrocités est-ce que nous nous avons déjà posé la question ce que devient un animal mort ou plutôt les parties qui ne terminent pas dans nos casseroles et assiettes?

En 2014 le Syndicat des industries françaises des coproduits animaux (Sifco) a récolté 3,2 million de tonnes de « résidus » auprès des abattoirs, dans les élevages et chez les bouchers: plus de 835.000 t provenant de ruminants, 913.000 t de volailles, 540.000 t des porcins et 61.000 de poissons. Grâce aux fermes aux mille vaches et autres aberrations ces tonnages progresseront à l’avenir et procureront des revenues confortables aux filières impliquées.

Je suis navrée de le dire, mais une grande quantité (556.000 t) des protéines ainsi récupérés (p.ex. farine d’os) sert à nourrir nos compagnons poilus, 50.000 t sont destinées à rendre les poissons et autres animaux d’élevage plus gras, 36.000 t sont transformées en fertilisants, 29.000 t sont englouties par nous (gélatine – bonbons! – , charcuterie et autres préparations alimentaires) et 93 t servent à produire de l’énergie de proximité par exemple pour les cimenteries.

On ne récupère pas que les protéines mais aussi des corps gras, 389.000 t en 2014. Et de cette matière première la plus grande partie est utilisée par l’industrie cosmétique: 188.000 t (qui se cachent par exemple derrière le terme « tallowate de sodium ») servent à fabriquer savons et autres crèmes. 83.000 t sont mangées par poissons et animaux d’élevage et 49.000 t par nos minettes et milous, 42.000 t se retrouvent dans la nourriture pour humains (friture, saindoux…) et 26.000 t font marcher les moteurs de nos véhicules, surtout si l’on fait le plein dans les pompes à essence d’Intermarché.

Le secteur de l’équarrissage, qui assure la collecte des animaux morts trouvés dans les exploitations et des résidus d’animaux à la sortie des abattoirs et ateliers de découpe, opèrent la séparation des viandes, os et graisses, puis les commercialisent, est assez méconnu du grand public. Quatre grandes entreprises se partagent aujourd’hui ce marché – très lucratif – en France. Et ils ont encore des beaux jours devant eux, et ceci non pas seulement grâce aux élevages de plus en plus industriels où la mortalité risque de grimper aussi mais grâce à mes « amis », les sénateurs qui, dans un amendement de janvier 2015, souhaitent promouvoir la filière des biocarburants parce qu’elle « offre d’importants débouchés aux graisses animales issues d’abattoirs qu’elle transforme en déchets et participe de ce fait au concept d’économie circulaire »!

Merci à Basta! qui m’a inspiré ce post et au rapport de Sifco.

entete

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