ROCK THE GARBAGE

« Fresh Garbage », une chanson sur les ordures par le groupe californien « Spirit », enregistré en 1968 sur leur premier album, appelé lui aussi « Spirit ».

Fresh garbage . . .
Fresh garbage . . .

Look beneath your lid some morning,
See those things you didn’t quite consume
The world’s a can for
Your fresh garbage . . .

Look beneath your lid some morning,
See those things you didn’t quite consume
Your fresh garbage . . .

Fresh garbage . . .
Fresh garbage . .

« Toxic Garbage Island » par le groupe Métal français Gojira, de leur album « The Way of All Flesh » (2008). Le groupe, très connu par les fans du Hellfest et de la musique métal extrême, reprend souvent des thèmes écologiques dans ses chansons.

Mysterious form, soul in the dark
Under this heavy sealing concrete waves
Followed by servants, funeral cortge
This pale ghost is gathering his strength

Ghost, pale, the procession is crawling

Plastic form dead things, it is now so clear
How could I fail to understand
Cities are burning, the trees are dying
My heart awake but still
Pain is killing me, pain is killing me

Take this pestilent destruction out of my way
The great pacific garbage patch is exhausted
And the world is sliding away in a vortex of floating refuse
With the sacred one you have lost

UNIS CONTRE LE GASPILLAGE

Si c’est Grand Mère qui le dit….

Les astuces de Grand- Mère

Nos achats, notre façon de manger et de consommer entraînent aujourd’hui beaucoup de gaspillage. Un sérieux préjudice pour notre porte-monnaie et pour la planète. Car à chaque fois que l’on jette l’équivalent d’un pain, c’est environ une baignoire d’eau que l’on gaspille. Et chaque tonne de nourriture a un équivalent CO2 de 4,5 tonnes. Voilà qui devrait tous nous convaincre à nous unir contre le gaspi. Pour vous aider à nous rejoindre dans cet effort et à prendre de nouvelles habitudes, consultez cette page.

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  • Planifiez votre semaine pour éviter les gaspillages.
  • Pensez à acheter des produits frais régulièrement plutôt que de les laisser dormir au frigo puis les jeter.
  • Choisissez des quantités / conditionnements adaptés à vos habitudes de consommation.
  • Prévoyez des Iso bags pour vous aider à maintenir la chaîne du froid.
  • Rangez rapidement vos courses au réfrigérateur et au congélateur. Au besoin, baissez la température de 3°c pendant…

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FRUITS SECS

Les Américains et les Anglais demandent des Fruit Roll-Ups, les Russes adorent les Levashi tandis que les Libanais craquent pour les Armadeen et les Iraniens pour les Lavashak, même les Chinois  raffolent de Shan zha pian…. Bientôt ce sera aux Français de se gaver des Fwees!

Ils peuvent dire merci à une jeune femme, Soizic Ozbolt. Travaillant dans une ONG humanitaire au Moyen Orient, elle a découvert une technique ancestrale pour préserver des fruits: on réduit en purée abricots, prunes, coings, pommes ou autres fruits, puis cette pâte est étalée et séchée – autrefois sur des draps en plein soleil, aujourd’hui dans un déshydrateur professionnel pour obtenir ce que l’on appelle le « cuir de fruit ». Cette technique très simple permettait, surtout autrefois, une longue conservation et la possibilité de manger des fruits toute l’année. Rien n’est ajouté, pas de sucre, pas de colorant, rien que du fruit.

Soizic approvisionne chez des producteurs bio ou en agriculture raisonnée qui peuvent ainsi écouler leur trop plein de fruits qu’ils n’ont pas pu vendre ailleurs et qui sont mûrs et ne peuvent pas être gardés. D’une pierre trois coups alors: moins de gaspillage (45%  des fruits et légumes se perdent!), des revenues supplémentaires pour les petits agriculteurs et une gourmandise 100% naturel.

verger-de-la-colline

Grâce à un financement sur KissKissBankBank, la petite entreprise a pu s’équiper mieux et mettre sur pied un atelier itinérant de transformation qui peut se déplacer directement chez les producteurs car la matière première est fragile.

Il sera installé dans un semi-remorque, amené derrière chez l’agriculteur. Cela permet au producteur de ne pas se soucier de la logistique. Avec la loi biodéchets, cela lui évite d’avoir à prendre en charge le coût d’enlèvement, etc.

La production de Soizic a augmenté de 30 kg à 200 kg de fruits par jour – il faut environ 9 kg de fruits frais pour fabriquer 1 kg de Fwee – et elle envisage même un élargissement de la gamme en travaillant des noix et des herbes aromatiques.

Si vous voulez en savoir plus – et commander quelques gourmandises fruitées, c’est ici: Fwee

fwee

 

PARCE QU’ILS LE VALENT BIEN

Non, l’Oréal n’a rien à faire avec ce qui suivra. Tant pis pour la multinationale qui ne sait pas ce qu’elle rate!

Je souhaite vous parler ici d’une école de la deuxième chance, le PIL – Pôle Innovant Lycéen de l’Académie de Paris. Ici on accueille des jeunes en rupture scolaire (collège/lycée)  qui souhaitent quand même reprendre leurs études. On leur propose une approche nouvelle, on implique les parents, on adapte l’enseignement à leurs intérêts et projets.

Une de ces écoles est le lycée de la Solidarité Internationale qui ouvre ses portes aux élèves qui manifestent un intérêt pour la découverte d’autres cultures, l’aide aux autres, ainsi qu’au développement durable. Pendant une année ils participent aux activités pédagogiques, réfléchissent à leur futur projet de formation et d’orientation (filières générales, technologiques) ou d’insertion dans la vie active.

Pour inciter les élèves à renouer avec une scolarité qui les intéresse, ce lycée propose une année centrée sur la solidarité internationale, autour de la découverte (théorique et pratique) des problèmes de développement, l’engagement dans un collectif solidaire, la construction d’un projet personnel.

Par l’étude et la réalisation d’actions dans le domaine des énergies renouvelables et de l’accès à l’eau, les élèves reprennent un ensemble d’activités intellectuelles. Les savoirs théoriques sont appliqués lors d’actions associatives, de rencontres, et donnent lieu à un stage de solidarité internationale à l’étranger avec une ONG. Par la construction d’un collectif qui se prend en charge pour la vie au lycée comme pour les actions extérieures, les élèves renouent avec une « utilité sociale » et une valorisation de leurs études. Ces actions permettent de tester et de définir un projet de formation ou de poursuite d’études vers lequel l’équipe accompagne chaque élève.

Après une matinée consacrée aux cours, l’après midi les jeunes se retrouvent dans un atelier où, accompagnés par le collectif Beauty Garage, ils apprennent à valoriser les déchets, les recyclent, les réparent. Dans cette Recyclerie scolaire où l’on peut déposer des objets dont on ne se sert plus, les jeunes apprennent à désosser un ordinateur pour récupérer les pièces, à construire un décor à partir de planches et bois récupérés, à retaper des meubles ou à réparer des vélos. Les objets sont ensuite vendus à des prix modiques pour récolter de l’argent pour des projets solidaires. Actuellement un projet est en route pour aller au Maroc et y réparer le mobilier d’une école.

« On se donne à 100% pour financer ce projet. On va rendre ces collégiens heureux en changeant leur matériel ! », se réjouit Maguirassy.

C’est motivant et gratifiant, ça donne envie de s’investir, ça aide des jeunes à (re)trouver leur voie.

« Je ne compte pas aller vers un métier manuel mais ce lycée m’a donné la force de reprendre les cours. L’an prochain, j’aimerais faire une seconde professionnelle « gestion et administration »« , dit Maguirassy, les pieds dans la sciure.

Quelle belle initiative, porteuse d’espoir pour des jeunes en difficulté!

Pour en savoir plus: un article sur Yess et le site du PIL

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12.000 CITOYENS LANCENT UN DÉFI

Un groupe de citoyens tunisiens excédés par l’incurie des pouvoirs publics, a décidé de lancer au nom de tous les mécontents un défi aux municipalités.

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De plus en plus de gens ont assez de voir déchets et détritus qui jonchent les rues et les campagnes et des dégradations des espaces publics restant sans réponse de la part des politiques. Ce laisser aller ne nuit pas seulement au bien-être des habitants mais est  à leurs yeux – et ils ont certainement raison – aussi dommageable pour le tourisme qui reste un des piliers de l’économie tunisienne.

Le groupe « On a été embêté pour vous » (OAEEPV) organise depuis plusieurs années déjà des campagnes de nettoyage de rues et de jardins publics avec des bénévoles et connait donc bien ce sujet. Ils savent surtout qu’il y a des problèmes dont la solution dépasse les possibilités d’un collectif citoyen et qui doivent être pris en main par les pouvoirs publics:

le laisser-aller dans l’application des lois contre les infractions et les négligences
les problèmes de parcs d’engins mal entretenus
le laxisme vis-à-vis de ceux qui déposent les gravats de chantier partout alors qu’ils sont facilement identifiés et dénoncés par les riverains
les horaires de levée des ordures variables et non communiqués aux riverains
le nombre insuffisant de bennes partout
l’absence d’entretien et de vigilance après les actions de nettoyage par les citoyens

A la fin de chaque mois un jury composé de membres du groupe OAEEPV décernera trois prix par gouvernorat à des municipalités qui ont relevé le challenge et peuvent, photo avant/après à l’appui, montrer ce qu’elles ont réussi à faire. Leurs actions seront évaluées et publiées sur la page Facebook de Tunisie – Challenge des Municipalités.

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On suivra de près cette action qui pourrait tout à fait être mise en place en France également!!

PENSEZ À METTRE VOS CADAVRES À DISPOSITION DE NOTRE AGENT DE COLLECTE

Les dernières vidéos choquantes des abattoirs hantent encore la toile. mais en dehors de ces atrocités est-ce que nous nous avons déjà posé la question ce que devient un animal mort ou plutôt les parties qui ne terminent pas dans nos casseroles et assiettes?

En 2014 le Syndicat des industries françaises des coproduits animaux (Sifco) a récolté 3,2 million de tonnes de « résidus » auprès des abattoirs, dans les élevages et chez les bouchers: plus de 835.000 t provenant de ruminants, 913.000 t de volailles, 540.000 t des porcins et 61.000 de poissons. Grâce aux fermes aux mille vaches et autres aberrations ces tonnages progresseront à l’avenir et procureront des revenues confortables aux filières impliquées.

Je suis navrée de le dire, mais une grande quantité (556.000 t) des protéines ainsi récupérés (p.ex. farine d’os) sert à nourrir nos compagnons poilus, 50.000 t sont destinées à rendre les poissons et autres animaux d’élevage plus gras, 36.000 t sont transformées en fertilisants, 29.000 t sont englouties par nous (gélatine – bonbons! – , charcuterie et autres préparations alimentaires) et 93 t servent à produire de l’énergie de proximité par exemple pour les cimenteries.

On ne récupère pas que les protéines mais aussi des corps gras, 389.000 t en 2014. Et de cette matière première la plus grande partie est utilisée par l’industrie cosmétique: 188.000 t (qui se cachent par exemple derrière le terme « tallowate de sodium ») servent à fabriquer savons et autres crèmes. 83.000 t sont mangées par poissons et animaux d’élevage et 49.000 t par nos minettes et milous, 42.000 t se retrouvent dans la nourriture pour humains (friture, saindoux…) et 26.000 t font marcher les moteurs de nos véhicules, surtout si l’on fait le plein dans les pompes à essence d’Intermarché.

Le secteur de l’équarrissage, qui assure la collecte des animaux morts trouvés dans les exploitations et des résidus d’animaux à la sortie des abattoirs et ateliers de découpe, opèrent la séparation des viandes, os et graisses, puis les commercialisent, est assez méconnu du grand public. Quatre grandes entreprises se partagent aujourd’hui ce marché – très lucratif – en France. Et ils ont encore des beaux jours devant eux, et ceci non pas seulement grâce aux élevages de plus en plus industriels où la mortalité risque de grimper aussi mais grâce à mes « amis », les sénateurs qui, dans un amendement de janvier 2015, souhaitent promouvoir la filière des biocarburants parce qu’elle « offre d’importants débouchés aux graisses animales issues d’abattoirs qu’elle transforme en déchets et participe de ce fait au concept d’économie circulaire »!

Merci à Basta! qui m’a inspiré ce post et au rapport de Sifco.

entete

UNE BOUTEILLE PAR TERRE

On a déjà vu des vidéos comme ça, mais on ne boude pas notre plaisir d’en voir encore un autre… Cette fois ci c’est au Canada