MEUBLES QUI RACONTENT DES HISTOIRES

CUCULA est un projet que n’accepte pas la réalité des réfugiés en Allemagne mais qui crée avec un groupe de réfugiés une autre réalité. C’est un « bottom-up » projet qui montre comment on peut transformer des utopies en réalités. (…) De tels projets ne sont pas uniquement utiles pour les réfugiés mais pour toute la société. Nous avons besoin de ces projets parce qu’ils nous aident à réinventer notre société.

Ce sont des mots d’Olafur Eliasson, artiste danois et un des ambassadeurs de CUCULA à côté de toute une brochette d’artistes allemands comme la chorégraphe Sacha Waltz ou le directeur de la Berlinale Dieter Kosslick.

« Cucula » vient de la langue des Hausa, une des grandes communautés du Niger est signifie « faire quelque chose ensemble » mais aussi « faire attention à l’autre ». CUCULA est une association, un atelier et un programme pédagogique pour et avec des réfugiés à Berlin. C’est surtout le « faire avec » qui est important pour les membres fondateurs de cette association, la création d’une « Willkommenskultur » (d’une culture du bienvenu) qui veut sortir les réfugiés de leur statut de victimes qui subissent pour leur donner confiance en leur propre moyens et les amener à construire des projets pour leur avenir – des solutions concrètes, des actes pragmatiques à la place de discours et de théories.

La branche « CUCULA Refugees Company for Crafts and Design » est une manufacture où pédagogues et designers donnent une qualification de base dans le domaine de l’ébénisterie aux réfugiés, des connaissance sur les utilisations du bois à la construction et le modelage tout en favorisant les inspirations personnelles des « élèves ».

Une des séries produites et vendues par CUCULA est basée sur le concept de l’Autoprogettazione développé par le designer italien Enzo Mari en 1974. L’autre série qui s’appelle « Freistil » (style libre) laisse libre cours aux idées des participants. Ils ont donc eu l’idée d’incorporer dans leurs meubles des planches de bateaux échoués à Lampedusa, insérer un chapitre de leur propre histoire dans leurs œuvres.

Financé par un crowdfunding à hauteur de 120.000 euros, la vente des meubles permet également de financer des programmes d’éducation plus larges, des cours de langue, un soutien juridique ou des échanges interdisciplinaires.

N’hésitez pas à consulter le site de CUCULA, car des initiatives comme ça sont formidables! http://www.cucula.org/

RECYCLAGE – LE CONCOURS

Recyclit est une communauté de partage d’idées, projets, images, histoires, astuces, tutos… pour favoriser le recyclage éco-créatif et préparer le grand concours Recyclit de Paris Climat 2015.

Tout le monde peut adhérer à cette communauté en s’inscrivant sur leur site si l’on adhère à leur crédo:

  • Un geste pour la planète qui ne coûte rien en faisant le tri tous les jours
  • Prendre en main et transformer les déchets par un geste solidaire, une éco création…
  • Du fun et du glamour pour une grande cause en développant la créativité pour adoucir la planète

Recyclit lance pour cela un grand concours ouvert à tous, professionnels et amateurs sans limite d’âge. Il suffit de s’inscrire et ensuite de publier ses créations dans une des rubriques:

  • mode & accessoires
  • art & design
  • pratique & utile

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Toutes les œuvres doivent être réalisées principalement  à partir du recyclage d’emballages en métal, papier ou plastique. C’est ensuite aux réseaux sociaux de voter pour leurs projets favoris.

A côté du prix des internautes il y aura aussi celui du Green Team qui récompensera un projet collectif soumis par des jeunes âgées de moins de 25 ans et un prix Eco-créateurs qui récompensera un professionnel (artiste, artisan). Une cérémonie au Grand Palais pendant la semaine de la Conférence sur le climat à Paris réunira les heureux gagnants.

Alors rendez vous vite sur le site de Recyclit http://recyclit.fr/#home et/ou plus particulièrement sur celui du concours http://concours.recyclit.fr/#home ou suivez Recyclit sur Facebook et sur leur blog.

RAFISTOLER AVEC YOKO

Quand on parle de Yoko Ono on pense surtout à la compagne légendaire de John Lennon (pour les plus jeunes parmi les lecteurs: c’était un des célèbres Beatles, assassiné en 1980). On oublie alors que cette femme déjà avant de connaître la gloire aux côtés de son mari John, était – et l’est toujours – une importante artiste, très connue dans les milieux avant-gardistes de l’époque.

Yoko Ono a publié entre autres un livre – ACORNE – rassemblant des « instructions » poétiques comme des petits graines à semer dans notre cœur, notre conscience, pour améliorer ce monde par des toutes petites touches.

Une de ces instructions s’appelle « Mend an object« :

When you go through the process of mending, you mend something inside your soul as well.

Think of a « crack » in your own life or the world. Ask for it to be healed as you mend the object.*)

J’ai trouvé cela sur le site « Improvised Life » que vous pouvez voir en cliquant ici: http://www.improvisedlife.com/

Et pour voir plus de « acorns » de Yoko Ono sur « Imagined Life » c’est ici: http://imaginepeace.com/projects/100acorns

*) Réparez un objet – Quand vous effectuez le processus de raccommoder, vous réparez aussi quelque chose dans votre âme. Pensez à une fissure dans votre propre vie ou dans le monde. Souhaitez qu’elle soit guérie tout en réparant l’objet

OCEAN DEEP MOUNTAIN HIGH

On parle souvent de la pollution des océans par nos déchets mais un peu moins de celle de la montagne qui pourtant existe bel et bien (pour ne pas dire moche et mal!)

Lancée en 2001 par l’association Mountain Riders, l’édition 2015 a permis de ramasser 51 tonnes de déchets sur les pistes, les sentiers de randonnée, au bord des torrents ou encore autour des remontées mécaniques. 104 équipes de ramassage ont réuni plus de 56.000 bénévoles en 2015. Chaque équipe a « récolté » environ 480 kg en moyenne sur les pentes des montagnes françaises.

Les Mountain Days sont organisés deux fois chaque année, en mai et en septembre, pour sensibiliser, en collaboration avec des associations qui s’engagent pendant toute l’année, les usagers de la montagne, des écoliers aux retraités, à la problématique de l’environnement.

Plus de 20 millions de personnes se baladent chaque année dans les paysages splendides qu’offrent les montagnes: touristes, habitants, sportifs et professionnels – et c’est à chacun de prendre conscience que chaque geste compte.

N’hésitez pas à vous informer plus précisément sur les actions près de chez vous et sur toutes les actions des Mountain Riders via leur site http://www.mountain-riders.org/index.php et plus précisément sur les Mountain Days (dates et lieux) ici http://mountain-days.org/accueil.html

 

OBJECTIF AMBITIEUX

Seulement 35% des déchets électriques et électroniques, c’est à dire des équipements qui fonctionnent avec une batterie ou doivent être branchés sur le réseau électrique, sont correctement recyclés en Europe. Ce chiffre sort d’une enquête mené par Interpol et les Nations Unies. parmi les pays les plus vertueux par rapport à ce recyclage se trouvent – sans trop de surprise – deux pays nordiques, la Suède et la Norvège, qui s’approchent le plus de l’objectif fixé de 85% en  2019. Les derniers de la classe, au niveau européen, sont l’Espagne, la Roumanie et Chypre qui ne recyclent que moins de 20%. En tout l’Europe n’a collecté et recyclé que 3,3 millions de tonnes sur les 9,5 millions de tonnes générées.

Une directive prévoit qu’en 2019 85% de ces e-déchets sont collectés et recyclés pour en extraire des composants métalliques comme l’or et l’argent mais aussi d’éviter que des polluants comme le plomb et le mercure sont rejetés dans la nature.

Contrairement aux idées reçues la plupart des appareils qui ne fonctionnent plus ou dont on souhaite se défaire ne sont pas envoyés en Afrique, notamment au Nigeria et au Ghana, pour y retrouver une nouvelle vie une fois réparés et remis en marche.

« Le commerce illégal des e-déchets se fait, pour la plupart, à proximité », selon Jaco Huisman, de l’université des Nations Unies, coordinateur scientifique de l’enquête menée avec l’agence Interpol et d’autres partenaires. « Il y a beaucoup de vols, de récupération et un nombre significatif d’équipements usagés va à la poubelle. »
(Le Monde, 30 août 2015)

SELFIE AVEC DÉCHET

« Made in Marseille » (http://madeinmarseille.net/) présente chaque semaine un portrait publié par le groupe Facebook « Humans of Marseille »  qui à son tour donne la parole à une personne au hasard des rencontres. Une de ces personnes présentées est le néo-Marseillais, Edmund Platt.

Originaire de Leeds en Angleterre il est arrivé à Marseille en 2011.

Tous mes amis qui n’avaient jamais mis les pieds dans la ville me demandaient : « Mais pourquoi Marseille ? » et je leurs répondais sarcastiquement : « C’est une ville sale et je suis un sale mec », avant de leur envoyer des selfies depuis les endroits les plus beaux de la ville.

On ne peut pas le contredire en ce qui concerne l’état de propreté de la ville. Face à cette situation, Edmund a décidé de lancer un mouvement qui incite les gens à ramasser chaque jour (au moins) un déchet dans la rue, de se prendre en photo et le poster ensuite sur Facebook, Twitter ou Instagram avec le hashtag #1pieceofrubbish ou #1déchetparjour.

Le mouvement « 1 piece of rubbish » (1 déchet par jour) connait un succès grandissant et rassemble déjà plus de 1200 fans sur son groupe Facebook. Edmund Platt a su capter l’esprit de notre époque – la « folie » du selfie et l’envie du citoyen de faire concrètement quelque chose – pour transformer un geste souvent un peu méprisé en acte tendance et branché.

AU SECOURS DU GRILLE PAIN CASSÉ…

Plus personne n’est sensé d’ignorer la fameuse « obsolescence programmée » qui fait que la plupart de nos objets électriques et/ou électroniques tombent en panne et cela souvent bien plus tôt que leur prédécesseur. Je me souviens encore de la première machine à laver que ma mère avait acheté et qui fonctionnait même après 25 ans de bons et loyaux services très bien. Ça fait rêver! Et je me souviens aussi de la réponse d’une vendeuse quand j’ai été obligée à changer mon téléphone (fixe) qui ne marchait plus: « Prenez le moins cher parce que de toute façon ça ne tient pas plus que deux ans, peu importe le modèle… »

On nous incite à remplacer en permanence ces objets et pour être sûr que nous le faisons vraiment les industriels ont inventé des petites puces et autres diapositives (ce n’est pas un apanage de VW!) qui obligent l’objet à tomber en panne prétendument « irréparable » ou réparable mais à un prix qui rend le tout nouveau modèle à peine plus cher. On veut nous faire croire que cela est indispensable pour faire marcher l’industrie et garder des emplois, pour soutenir « la croissance », ce mantra des temps modernes.

Il y a bien quelques avancés dans ce domaine comme par exemple des bacs dans des enseignes comme la Fnac ou Darty où l’on peut jeter son petit matériel, l’enlèvement de l’ancienne machine à laver etc. etc. mais… on peut aussi essayer de réparer ce truc en panne! Soi-même en plus. C’est là où les REPAIR CAFÉS entrent dans le jeu. Je pourrais tout vous expliquer, mais regardez plutôt ce vidéo:

C’est quand même bien mieux que d’abandonner le matériel cassé dans la rue à côté des poubelles!!